Quatrième partie - Alpes : Où Evans réfrène les grandes offensives

3. Un coup de charme et d'éclat pour l'Histoire

La presse avait reproché leur attentisme aux Schleck, lesquels avaient critiqué Evans pour son manque d’audace, critiqué Contador pour ses descentes zélées, et critiqué les organisateurs pour leur tracé mal conçu. En somme tout le monde trouvait matière à chicaner, et plus spécialement Andy, qui avait pourtant moins d’arguments qu’Evans pour justifier sa course d’attente. Mais c’est qu’au contraire, il pensait curieusement être le seul avec son frère à vivifier la course et tirer le Tour de l’ennui. De l’extérieur, leur stratégie d’ensemble demeurait pourtant passablement floue, et leur conduite de course avait longtemps semblé relever du même immobilisme que leurs adversaires.

 

D’entre tous, répétons qu’Evans avait les meilleurs motifs de ne pas brusquer sa nature, aussi calculait-il ses efforts en vue du contre-la-montre de Grenoble. La nécessité d’agir ne lui incombait pas, mais les frères luxembourgeois en paraissaient agacés. Or l’initiative leur revenait s’ils ne voulaient pas laisser le Tour leur échapper.

 

Au matin du jeudi 21 juillet, ils ne disposaient plus que de deux étapes, de trois cent dix kilomètres et de six ascensions pour reprendre un avantage que nul ne pourrait plus leur contester. Sanchez et Contador étaient soumis à la même urgence, et Voeckler n’avait guère d’autre choix que de serrer fort les dents et de croire en sa bonne étoile. De Cunego ni de Basso ne semblait plus pouvoir venir la menace, si bien que le vainqueur à venir du Tour était l’un des six premiers du classement général.

 

Contador avait perturbé les esprits par ses attaques répétées dans le col de Manse et dans l’ombrageuse plongée de Pra Martino. Aussi le soupçonnait-on de vouloir renverser la situation dans l’étape-reine, dont les organisateurs avaient décidé de dessiner l’arrivée en haut du Galibier, pour célébrer le centenaire de son apparition dans le Tour. Surtout certains le soupçonnaient-ils d’en être capable ; car le dessein seul était bien frêle au regard de l’ampleur de la tâche : étant le moins bien classé des six prétendants, il lui fallait tout de même éliminer cinq rivaux en deux jours. Or l’Espagnol, dans ses meilleures dispositions, était possiblement l’un des mieux qualifiés au monde pour accomplir un tel exploit – mais surtout il avait besoin, en théorie, d’une marge de sécurité moins ample que les Schleck en vue du chrono grenoblois, ce contre-la-montre qui constituait la clé de tous les calculs.

 

Mais c’est bien d’Andy Schleck que vint l’initiative tant attendue.

 

Il fit taire les reproches et donna un nouveau tour à la course en réalisant l’une des plus belles performances athlétiques de l’épreuve. Lui qu’on blâmait pour son inaction et pour ses tactiques opaques, alors même qu’on avait vanté plus tôt dans sa carrière son tempérament plein de panache, s’engagea dans une entreprise de réhabilitation qui s’avéra aussi épique… qu’illusoire. Andy Schleck avait en effet en lui ce qu’il fallait de fougue, de force et de talent pour remplir la mission qu’il s’était assignée d’accomplir une prouesse, d’agir en brave et de construire un peu plus de sa gloire personnelle, mais il avait peut-être intégré l’idée que son épopée entre Izoard et Galibier risquerait de n’être l’exploit que d’un jour, l’action d’éclat par laquelle il restaurerait un peu de son charme, l’acte de détermination qui prouverait qu’il a perdu le Tour en héros. Faire un coup à défaut d’un coup d’État, donner une image à l’histoire pour prendre sa part dans la grande dramaturgie du Tour : en laissant présumer un possible retournement de situation, la belle chevauchée alpestre d’Andy Schleck suscita l’illusion qu’il avait repris son destin en main.

 

Peut-être au contraire était-il réellement convaincu de se redonner une chance raisonnable de remporter le Tour 2011, c’est en tout cas ce dont son optimisme détaché voulait témoigner à chacune de ses déclarations. C’est qu’Andy sous-estimait gravement le danger que représentait pour lui le contre-la-montre de Grenoble et semblait croire que le profil bosselé limiterait son retard sur Evans et Contador. Aussi la marge d’avance qu’il croyait pouvoir s’accorder en vue de ce rendez-vous décisif était-elle largement sous-évaluée. Une minute d’avantage sur Evans après l’Alpe d’Huez et au matin du chrono, disait-il, convenait pour assurer ses arrières. Il lui en eût fallu cependant presque trois, c’est ce que les faits démontreraient. Avec 1’18’’ de retard sur l’Australien au départ de Pignerol, c’était donc, à la louche, quatre minutes qu’il aurait dû lui reprendre au sommet du Galibier – ou du moins sur les deux étapes cumulées du Galibier et de l’Alpe d’Huez. Or son avance au Galibier fut de 2’15’’, et nulle le lendemain.

 

Àplus de 2600 mètres d’altitude, ce 21 juillet 2011, Andy Schleck offrait au monde l’image d’un champion valeureux, aussi résolu qu’éreinté, aux muscles saillants et raidis par l’effort extrême, et clamant avec caractère sa détermination à gagner le Tour ; pourtant là-haut, le Tour, Andy Schleck l’avait en fait perdu.

 

En vérité, il n’assurait que son podium et l’ascendant sur son frère, autrement dit : la deuxième place du Tour, pour la troisième fois consécutive.

 

L’échappée de Schleck ne fut pas pour autant un vain morceau de sport dénué de sens, ni totalement perdu d’avance. Il est toujours aisé d’expliquer les défaites après coup et il serait inopportun de penser qu’Andy Schleck fut farouchement vaincu dès avant son entreprise : les événements lui auraient donné raison si Evans s’était effondré quelque part entre Pignerol et les Champs-Elysées et l’on pourrait imaginer de multiples événements qui eussent fait de cette chevauchée le dénouement de l’épreuve - mais sur lesquels il était de toute façon risqué de miser si tard dans le Tour.

 

En se sauvant du peloton en plein Izoard, d’une pédalée à la fois hardie et décontractée qui lui donna l’air le plus naturel du monde, à pourtant soixante et quelques kilomètres de l’arrivée, le Luxembourgeois s’enrôla dans une aventure de haute ambition qui, certes ne lui permit pas de gagner le Tour, mais qui eut pour effets notables :

-      de pousser ses adversaires dans leurs retranchements et de contraindre Evans à se dévoiler tout à fait,

-      de causer indirectement une défaillance de Contador propre à l’écarter davantage de la victoire finale et du podium,

-      de réduire son retard sur Voeckler et d’annoncer ainsi la chute du Français,

-      d’établir l’avance nécessaire pour assurer ce qui serait sa deuxième place au classement général final,

-      de mettre 89 coureurs hors des délais au sommet du Galibier.

 

Les 89 coureurs en question, qu’on vit arriver sans manifester le moindre trouble environ deux minutes et demie après l’expiration du délai d’élimination fixé à 33’07’’, furent logiquement repêchés et autorisés à poursuivre le Tour, ce qui ne manqua pas d’alimenter quelques débats. On craignait ici de créer un précédent mais on invoquait là de mauvaises informations transmises au gruppetto durant les derniers kilomètres d’ascension. Certains regrettaient que la clémence fût motivée par le nombre et la notoriété des retardataires, alors qu’elle avait ignoré William Bonnet (FDJ) au Plateau de Beille et Denis Galimzianov (Katioucha) à Luz-Ardiden. En l’occurrence, le peloton eût été réduit de moitié en cas de disqualification et se fût privé de Cavendish, Hushovd, Gilbert, Petacchi, Cancellara, Martin, Chavanel… On pouvait redouter que la jurisprudence à l’avenir incitât le gruppetto au moindre effort en s’estimant trop massif pour être éliminé. L’affaire eut même pour effet de susciter un fugace élan de sympathie pour José Rojas, le sprinteur espagnol de Movistar en lice pour le Maillot vert, dont les efforts pour arriver dans les délais furent par certains mieux appréciés que la désinvolture apparente de Cavendish. On jugeait que l’Anglais se donnait peu de mal et se réservait des forces pour le sprint final à Paris. Rojas fut modérément consolé par un paragraphe du règlement qui prévoyait que chacun des repêchés perdît au Classement par points l’équivalent attribué au vainqueur de l’étape, soit 20 points - ce qui conduisit un grand nombre de coureurs à des totaux négatifs. La pénalité infligée à Cavendish réduisit à 15 points son avance sur Rojas, mais l’Espagnol n’aurait aucune chance de renverser le Classement sur les Champs-Elysées.

 

Trente-cinq minutes avant ce gruppetto controversé, Andy Schleck acheva donc en solitaire son aventure pleine d’audace, qui fut néanmoins partiellement partagée : fugitivement partagée par les coureurs qu’il rattrapa puis déposa, mais plus durablement partagée par quelques hommes rejoints qui l’accompagnèrent, et qui pour certains le soutinrent. Il reçut en effet l’appui de ses équipiers Joost Posthuma et Maxime Monfort, astucieusement placés dans l’échappée qu’une vingtaine d’hommes avait provoquée avant le terrible col Agnel – première des trois grandes montagnes du jour. Très efficace, le Belge Monfort se laissa décrocher avant le sommet d’Izoard et accueillit le retour de Schleck dès le début de la descente. Il lui ouvrit ainsi la route, l’emmena sur les quatre hommes encore à l’avant, l’escorta dans la vallée jusqu’à l’épuisement. Précédemment, dans la montée, Schleck avait déjà rejoint Posthuma, mais le Néerlandais fatigué par ses efforts n’avait pas su lui rendre service plus de deux minutes car le Luxembourgeois dévorait l’altitude à une allure intenable. De même, les membres de l’échappée disséminée dans la pente l’avaient un à un laissé passer sans résistance. Ainsi, en descendant sur Briançon puis en partant à l’assaut du Galibier par le Lautaret, Schleck se retrouva entouré des cinq derniers représentants encore valides de l’échappée des dix-neuf : Maksim Iglinski (Astana), Nicolas Roche (AG2R La Mondiale), Iegor Siline (Katioucha), Maxime Monfort (Leopard-Trek) et Dries Devenyns (Quick Step). Les trois premiers cités ne contribuèrent pas à l’effort, mais curieusement Schleck et Monfort reçurent le renfort de Devenyns, qui se prit à les relayer abondamment.

 

Aussi leur avance ne cessa-t-elle d’augmenter. Au sommet d’Izoard, Schleck était passé avec deux minutes d’avance sur le groupe du Maillot jaune, qui l’avait poursuivi à bon train mais sans affolement. Les favoris s’étaient d’ailleurs laissé conduire par leurs équipiers respectifs. A Briançon, 17 kilomètres plus bas, où Iglinski faisait encore la route seul en tête, Schleck, Monfort, Devenyns et Siline possédaient 2’37’’d’avance, ce qui faisait du Luxembourgeois le Maillot jaune virtuel. Cette avance ne fit que croître durant les 28 kilomètres suivants, à travers la vallée de la Guisane, jusqu’à 10 kilomètres avant l’arrivée ; à ce moment de l’étape, Schleck n’aurait plus qu’Iglinski avec lui et détiendrait un avantage de 4’24’’. Cet écart serait réduit de moitié au sommet du Galibier, essentiellement grâce à la féroce poursuite qu’engagerait Evans. Ainsi, Schleck aurait à l’arrivée la même avance qu’il avait au sommet d’Izoard. Aussi était-il tentant pour certains de se demander s’il n’eût pas gagné davantage à partir après Izoard et à concentrer tout son effort sur l’ascension finale. Seulement, la réaction de l’adversité, qui était demeurée relativement statique à soixante kilomètres du but, eût évidemment été plus prompte à vingt kilomètres du dernier sommet. Aurait-il réussi, alors, à prendre trois ou quatre minutes ?

 

A quinze kilomètres de l’arrivée les favoris commencèrent bien naturellement à manifester leur nervosité devant l’écart atteint. Leurs équipiers avaient été jusque-là chargés du plus gros de la poursuite. Or elle s’était avérée médiocre au regard de l’avantage croissant de Schleck ; le groupe du Maillot jaune avait même laissé revenir de nombreux coureurs de l’arrière, parmi lesquels Uran le Maillot blanc, et l’effectif avait tout bonnement doublé depuis le passage d’Izoard. L’atmosphère devint électrique. Devant, porté par l’événement, Schleck enroulait un braquet qui avait harassé son équipier Monfort, puis Devenyns, puis enfin Siline. Seul Iglinski persistait encore à partager ce moment d’histoire avec lui. Alors derrière, Contador voulut donner un tour d’écrou mais la force sembla lui manquer. Evans vint en renfort - nous l’avions vu donner déjà des premiers relais à quarante kilomètres. Voeckler exprima qu’il laissait à ces messieurs le privilège de la poursuite. Une vague ondula le groupe, le suspendit, puis le tassa : on y fit usage de la langue, des mains, du regard, mais plus des jambes. À se toiser et s’interpeller, les favoris se compactèrent en une masse indécise et stagnante.

 

Ces tergiversations ne furent pas du goût d’Evans, exaspéré par l’immobilisme délibéré des Europcar, qu’il interpella maintes fois pour les inviter à participer aux poursuites. Voeckler lui manifesta invariablement son refus par un non énergique de la tête. Rolland et lui n’estimaient pas, en effet, avoir à défendre un Maillot jaune qui finirait bien, de toutes façons, par leur échapper. L’Australien, en revanche, avait un motif réel de s’en faire. Aussi prit-il les choses en main, avec hargne, en engageant un long sprint qui ne s’acheva réellement qu’au sommet. Dès lors, de nouveau réduit à une petite trentaine d’hommes, le groupe s’ingénia à suivre le rythme d’Evans, subissant la puissance qu’il délivrait en continu, s’effilochant, malmené, et perdant ses membres dans la pente qui conduisait à la plus haute arrivée de l’histoire du Tour de France. A 2645 mètres, toujours trapu sur son vélo, grimaçant comme un boxeur qui fulmine, mais qui garde sa colère pour soi et la reconvertit en élan vital, l’ex-Champion du monde contribuerait certes à sauver le Maillot jaune de Voeckler, mais surtout scellerait un peu mieux sa victoire finale. En dix kilomètres, il aurait repris 2’09’’à Schleck.

 

Dans les dix derniers kilomètres de cette étape se joua la vraie bataille du Tour 2011, bien plus que dans le contre-la-montre de Grenoble, où le duel attendu entre Evans et Schleck serait en fait déjà réglé. Au Galibier, les jeux étaientfaits. On reporta en effet sur le chrono final le désir d’une ordalie pour n’avoir pas eu conscience d’y assister l’avant-veille dans le Galibier. À scruter Schleck, à suivre son acte de bravoure, à se laisser griser par sa classe et par l’esthétique de son ascension, et à le porter vers la victoire d’étape, qui le placerait en deuxième position au classement général à seulement 15’’ du Maillot jaune, on perdit de vue que, de manière très pragmatique, c’est l’ampleur de l’avance qu’il détiendrait au sommet qui déterminerait la réelle réussite de son entreprise, et non pas le gain de l’étape en soi. En le réduisant kilomètre après kilomètre, la poursuite menée par Evans rendit son avantage insuffisant pour pouvoir lui résister à Grenoble : 57’’.

 

Or certains esprits s’accommodaient encore mal à la perspective qu’Evans pût vraiment gagner le Tour de France. Ceux-là le percevaient comme un éternel déçu du Tour, l’imaginaient volontiers crucifié le lendemain entre Modane et l’Alpe d’Huez, ou terrassé par le trac dans le contre-la-montre. En revanche d’autres virent nettement quil se figurait désormais en vainqueur fiable, avec la conviction qu’il fallait pour rendre ce rêve réel, et qu’il accomplissait une manière d’exploit personnel en prenant seul en charge la poursuite sur l’homme qui menaçait ses plus beaux fantasmes. L’avance maximale d’Andy Schleck (4’24’’ à 10 kilomètres) correspondit à la réaction d’Evans, qui fit aussitôt décroître l’écart.

 

Ne comptant plus que sur lui-même et faisant abstraction des vingt-cinq, puis vingt, puis dix coureurs dans son sillage qu’il maltraitait sans un regard, la gueule déformée par une rage froide, l’Australien reprit d’abord 1’15’’en six kilomètres, au cours desquels Hesjedal, Vande Velde, Zubeldia, Dupont, Péraud et surtout Samuel Sanchez durent constituer un deuxième groupe en contrebas, de sorte qu’il ne garda bientôt autour de lui que : Voeckler aidé de Rolland, Fränk Schleck, Cunego, Basso et son équipier Szmyd, Danielson, Taaramaë, Vanendert et Contador. Les cinq derniers cités flanchèrent à leur tour, dans cet ordre, au long des trois kilomètres suivants, où cours desquels l’avance de Schleck se stabilisa (11 secondes de perdues seulement).

 

Sanchez et Contador, alors cinquième et sixième du classement général, déçurent donc ici les espoirs placés en eux. Le retard qu’ils avaient l’un et l’autre au départ de l’étape, et qu’il convenait de réduire sans faute dans ces altitudes propices à leurs exploits, s’aggrava au contraire d’une façon certes pas dramatique, mais rédhibitoire. La défaillance que chacun connut à quelques minutes d’intervalle, non seulement leur interdit la victoire finale du Tour, que certains croyaient encore possible par un épique retournement, mais compromit aussi leurs chances de podium. L’image fut naturellement plus spectaculaire du côté de Contador, invaincu sur Grand Tour depuis 2007. Longtemps en queue de groupe, il perdit brutalement mais sans grimace le sillage du groupe d’Evans et lâcha 1’35’’ en deux kilomètres, rattrapé par Taaramaë (qui prit le Maillot blanc à Uran, en méforme), Danielson, Hesjedal, Vande Velde, Zubeldia, Vanendert et Péraud.

 

Encore virtuellement Maillot jaune sous la flamme rouge, Andy Schleck connut dans le dernier kilomètre les instants les plus douloureux de sa chevauchée. Devenue rugueuse à ses cuisses, la pente le contraignit en effet à ralentir considérablement, et il perdit en mille mètres 43’’ supplémentaires. Sur la ligne, son frère Fränk encore assez frais précédait de quelques longueurs : Evans (à 2’15’’), Basso (à 2’18’’), Voeckler (à 2’21’’), Rolland (à 2’27’’) et Cunego (à 2’33’’). Aussi Voeckler gagnait-il le droit, pour 15’’à peine, de porter le Maillot jaune jusqu’à l’Alpe d’Huez, de quoi faire frémir d’enthousiasme ses adorateurs et les plus chauvins, exaltés de voir un Français encore en jaune trois jours avant Paris. Fränk Schleck, troisième du classement général à 1’08’’, précédait désormais Evans de 4’’ :

1. Voeckler

2. A. Schleck à 15’’

3. F. Schleck à 1’08’’

4. Evans à 1’12’’

5. Cunego à 3’46’’

6. Basso à 3’46’’

7. Contador à 4’44’’

8. S. Sanchez à 5’20’’

9. Danielson à 7’08’’

10. Péraud à 9’27’’

Voir le chapitre suivant.

Voir le classement de l’étape 18.

Voir le classement général à l’issue de l’étape 18.